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<title>Nouvelles du réseau SOURIR</title>
<link>http://www.sourir.org/index.php</link>
<description>Agrégation des flux RSS des observatoires membres du réseau SOURIR</description>
<language>fr</language>
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<title>SOURIR.org</title>
<link>http://www.sourir.org/</link>
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<title>Mesure des compétences numériques, une évaluation à partir des domaines du C2I</title>
<author>M@rsouin</author>
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<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>Alors que la volonté est forte d'accroître les compétences numériques se pose la problématique de l'évaluation de ces dernières. Cet article tente d'explorer les atouts et inconvénients d'une évaluation conjuguant compétences attendues au cours du C2I et enquête quantitative via un sondage.</p>
		Les principaux résultats
 Les résultats statistiques montrent que les compétences exigées lors du C2I sont loin d'être partagées par la population des 15 ans et plus. Seules des activités comme rechercher de l'information et échanger/communiquer à distance, qui ne demandent pas trop au niveau de l'appropriation, sont déclarées être maîtrisées par plus des trois quarts des internautes. En revanche, quant il s'agit de réaliser des documents destinés à être imprimés, réaliser la présentation de ses travaux en présentiel et en ligne - qui demandent de sortir des procédures, de transformer un savoir en savoir-faire, voire même en « savoir, comprendre et s'adapter » -, plus d'un internaute sur deux serait incompétent. 
 Les parents, souvent en territoire inconnu avec les nouvelles technologies (ou moins bien connu que par leurs enfants), ne jouent pas leur rôle de guides dans l'apprentissage, de membres influents dans les parcours d'appropriation de leurs enfants. Ils les accompagnent davantage dans l'évocation des risques et dangers que dans l'usage de l'ordinateur, d'Internet et des logiciels.
 Le diplôme, qui constitue normalement le gage de certaines connaissances acquises dans le cadre du cursus de formation et un indice plus général d'aptitudes individuelles (dont notamment la capacité plus ou moins forte à se former), informe sur les compétences numériques. Il en est même le principal déterminant.
 Même si les seniors sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les nouvelles technologies, leur plus faible niveau de compétences est révélateur une fois de plus de la dimension intergénérationnelle de la fracture numérique, cette fois-ci cognitive. 
<p>Mots clefs : compétences, évaluation, enquêtes, C2I, statistiques</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article373</link>
</item>

<item>
<title>Evolution de l'équipement technologique des ménages bretons entre 2006 et 2009 : Chiffres clés</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>Cet article présente les résultats concernant la diffusion des nouvelles technologies au sein des ménages bretons en 2009, ainsi que l'évolution de l'équipement des foyers entre 2006 et 2009. Les résultats sont issus des 3 vagues d'enquête « Résidentiel » réalisées par M@rsouin, en novembre-décembre 2006, juin-juillet 2008 et novembre-décembre 2009 . Les 3 séries d'enquêtes ont été réalisées par téléphone.</p> <p>Environ 2000 personnes, représentatives de la population ont répondu à l'enquête.</p>
		<p></p> Principaux points à retenir :
<p> </p> <p>Bien que toujours d'actualité, le fossé numérique se réduit. Ainsi, l'augmentation du taux de foyers connectés à Internet entre 2006 et 2009 (+ 17 points) est surtout le fait :</p>  Des jeunes retraités (+25 points)
 Des inactifs non retraités (+24 points)
 Des employés (+26 points)
 Des foyers sans enfants (+ 23 points)
 Des foyers à faible revenus (+ 19 points, avec une hausse réellement marquée durant la dernière période)
<p>Les foyers les plus modestes s'intéressent désormais à la vague Internet : ce résultat éclaire d'un regard nouveau les politiques publiques orientées vers la réduction de la fracture numérique (exemple du tarif social
d'accès Internet).</p> <p>Lire l'article complet</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article350</link>
</item>

<item>
<title>M@rsouin recherche stagiaire en géographie/aménagement</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>M@rsouin recherche un étudiant en Géographie/Aménagement pour la réalisation d'un atlas sur les sites Web des communes bretonnes. Durée 2à 5 mois. Plus d'infos : jocelyne.tremenbert@telecom-bretagne.eu</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article341</link>
</item>

<item>
<title>Méthodologies des enquêtes récurrentes</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>La lecture de résultats d'enquête est toujours un exercice délicat : seules les personnes qui ont accepté de répondre sont comptabilisées dans le pourcentage.</p> <p>Nous nous sommes efforcés de rendre cette population de répondants la plus représentative possible de la population bretonne, que ce soit pour les personnes, les entreprises ou les communes.</p>
		<p>Un indicateur fiable de tendances
Le lecteur doit garder à l'esprit que ces chiffres sont des approximations et que, par exemple, une variation d'un ou deux points de pourcentage des réponses à une question ne peut pas être interprétée, car nous sommes dans l'intervalle d'incertitude.</p> <p>Nous conseillons donc au lecteur d'interpréter les chiffres comme des indicateurs fiables de tendance, et non comme une mesure exacte des proportions d'utilisateurs et de non-utilisateurs.</p> <p>Ces proportions dépendent des définitions qu'on se choisit. Voici les notres :</p>  nous avons appelé un utilisateur d'Internet une personne qui a utilisé au moins une fois dans l'année l'un des services de ce média (courrier électronique, chat, téléchargement, navigation sur le Web...) le Web est l'ensemble des pages html accessibles via un navigateur (Opera, Firefox, Internet Explorer, ...) le courrier électronique est l'échange de messages 'texte', du type asynchrone via un logiciel spécifique (eudora, Thunderbird, Outlook,
...) ou via une interface Web du type webmail, le chat est du dialogue écrit en direct (synchrone).
Enquête « Résidentiels » 2008 [1]
<p>L'enquête « Résidentiels » (personnes et ménages) a été réalisée par téléphone au mois de mai et juin 2008 pour sa sixième édition. Un sondage auprès d'environ 2000 personnes, âgées de 15 ans et plus, conçu selon la méthode des quotas, représentative de la population bretonne, en termes d'âge, de sexe, de catégorie socio-professionnelle, de lieu de résidence (unité urbaine et département). Les données d'équipement ont été également corrigées, mais selon une représentativité foyers (en termes de nombre de personnes, âge et profession du chef de famille, lieu de résidence).</p> Enquête « Communes » 2008 
<p>L' enquête « Communes et TIC » est la troisième édition (après 2003 et 2005) d'une étude adressée à l'ensemble des administrations communales (ou mairies) de Bretagne, soit environ 1300 communes. 476 réponses ont été collectées durant les mois de novembre et décembre 2007, principalement issues de secrétaires généraux, directeurs généraux des services ou secrétaires de mairie de petites communes. Cet échantillon est représentatif en termes de département croisé par tranche de taille de commune.</p> Enquête « Petites et Moyennes entreprises » 2008 [2] 
<p>Le questionnaire a été adressé, par courrier (avec possibilité de répondre en ligne), en avril 2008, nommément aux 8000 dirigeants des entreprises :
implantées en Bretagne,
inscrites au registre du commerce et des sociétés,
de 10 à 250 salariés, des secteurs de l'Industrie (hors agriculture), du commerce et des services.
Dans une seconde phase, l'échantillon a été complété par des contacts téléphoniques. L'enquête a été réalisée selon la méthode des quotas ; les critères de représentativité choisis sont le nombre d'entreprises par département et circonscription consulaire, la taille et le secteur par département.</p> Enquête « Très Petites Entreprises » 2006 [3] 
<p>Cette enquête a été menée, pour la première fois, en mai-juin 2006 auprès des entreprises inscrites au registre de la Chambre régionale de Métiers de Bretagne. 2550 artisans ont été interrogés par téléphone sur les 44700 entreprises dénombrées. Les nombreux métiers que recoupe l'artisanat ont été pris en compte, l'échantillon est représentatif en termes de sexe, âge, taille et ancienneté d'entreprise, chambre de métiers.</p>
		
		<p>[1] La partie enquêtes téléphoniques a été réalisée par la société Polygone</p> <p>[2] Enquête en partenariat avec la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de Bretagne, la partie téléphonique a été réalisée par la société Polygone</p> <p>[3] Enquête en partenariat avec la Chambre Régionale de Métiers et de l'Artisanat de Bretagne, la partie téléphonique a été réalisée par la société Polygone</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article327</link>
</item>

<item>
<title>Don Giovanni dans tous ses écrans</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>A l'initiative du pôle Images & Réseaux, l'observatoire de Marsouin, OPSIS, a réalisé une étude sur l'impact technologique et socio-culturel d'un accès plus ouvert et plus large (place publique, image HD) sur la perception d'un opéra.</p>
		<p>
</p> <p>La diffusion de l'opéra Don Giovanni, le 2 juin 2009, retransmis en direct sur grand écran, en 3D et HD à Rennes et à Brest a été un succès médiatique : 3000 personnes sur la place de la mairie de Rennes pour 3 heures de spectacle.</p> Membres de M@rsouin impliqués dans le projet 
<p>Godefroy Dang Nguyen</p> <p>Jocelyne Trémenbert</p> Partenaires
<p>Conseil régional de Bretagne</p> <p>Pôle Images et Réseaux</p> <p>Opéra de Rennes</p> <p>Orange Labs</p> <p>...</p> OPSIS, a réalisé une étude sur l'impact technologique et socio-culturel d'un accès plus ouvert et plus large (place publique, image HD) sur la perception d'un opéra.
<p>19 enquêteurs à Rennes et 11 à Brest ont recueilli les appréciations des spectateurs sur cette première technologique mondiale.</p> <p>(JPEG)</p> <p>Les enquêteurs ont interrogé les spectateurs tout au long de la soirée événement.</p> <p>M@rsouin a fait appel à des étudiants de l'ENSAI, TELECOM Bretagne et des universités bretonnes.</p> <p>Avec plus de 300 questionnaires réalisés, OPSIS avait pour objectif d'analyser, entre autres :</p>  La sociologie du sampling : qui a assisté ? A quoi ? Pourquoi ? Dans quelles conditions ?
 L'impact émotionnel et cognitif de l'évènement.
 L'impact en terme de contenu : en quoi l'exposition au spectacle a modifié la distance/la proximité du spectateur ?
 L'impact perçu au niveau social
 L'impact de la qualité de restitution sur la perception : la perception évolue en montant dans la qualité de restitution (qualité perçue et qualité technologique) ? 
Résultats de l'enquête et Analyse
<p>Lors de la journée Digital Life Lab de l'Institut Télécom, Godefroy Dang Nguyen et Jocelyne Trémenbert ont présenté l'analyse des résultats de l'enquête</p> </description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article311</link>
</item>

<item>
<title>Don Giovanni dans tous ses écrans : Il dissoluto « diffuso »</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>La diffusion de l'opéra Don Giovanni, le 2 juin 2009, retransmis en direct sur grand écran, en 3D et HD à Rennes et à Brest a été un succès médiatique : 3000 personnes sur la place de la mairie de Rennes pour 3 heures de spectacle.</p> <p>A l'initiative du pôle Images & Réseaux, l'observatoire de Marsouin, OPSIS, a réalisé une étude sur l'impact technologique et socio-culturel d'un accès plus ouvert et plus large (place publique, image HD) sur la perception d'un opéra.</p> <p>Lors de la journée Digital Life Lab de l'Institut Télécom, Godefroy Dang Nguyen et Jocelyne Trémenbert ont présenté l'analyse des résultats de l'enquête :</p> 
		<p>Journée Digital Life Lab : Industries et pratiques culturelles (en savoir plus)</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article322</link>
</item>

<item>
<title>Les frontières des fractures numériques générationnelles, économiques et sociales</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>La distance, ou la proximité, à Internet est-elle différente selon les types d'exclusion ? Cet article explore les rapports aux technologies, des internautes, et des non internautes, issus de segments de population souvent considérés comme éloignés (les « seniors », les « actifs modestes », les « faibles revenus » ...). Ainsi, on peut remarquer qu'au sein des non internautes, les seniors ont des degrés d'expérience, de connaissance et de compétences très faibles. Si les « faibles revenus » sont également peu informés et peu motivés, les « actifs modestes » le sont davantage mais manquent de temps à y consacrer. La télévision reste pour les « isolés socialement » le premier média. Au sein des internautes, les seniors, tout comme les actifs modestes, sont des internautes moins réguliers et à l'aise avec des usages ayant un but (les relations commerciales ou administratives).</p>
		<p>Exclusion numérique et autres formes d'exclusion sont liées. Si Gros-Jean et Padieu [1] définissent l'exclusion comme « un processus de cumul de ruptures avec les formes essentielles du lien social : habitat, famille, couple, travail et avec les formes essentielles des modes de vie dominants dans une société donnée », le numérique faisant partie maintenant des modes de vie dominants, il est possible de cumuler l'exclusion numérique aux autres formes d'exclusion. Réciproquement, d'après les conclusions de la dernière Conférence ministérielle sur l'inclusion numérique, « les actions en faveur de l'inclusion numérique doivent comporter des mesures également liées à l'inclusion sociale, l'emploi, l?éducation, la réforme administrative, la cohésion territoriale et la santé ».</p> <p>Les différents niveaux d'exclusion sont souvent abordés selon trois dimensions : l'exclusion économique, c'est-à-dire par rapport au mode de consommation ou au monde du travail - sont alors concernés les sans emploi, les personnes en situation précaire d'emploi ou en emploi peu qualifié, les sans logement ... ; l'exclusion sociale par rapport à une sphère de vie collective (famille, quartier, association), une vie sociale ; l'exclusion culturelle - incluant par exemple des situations d'échec scolaire ou d'illettrisme - exprimée à travers les pratiques et jugements culturels qui, selon Bourdieu, fonctionnent à la fois « comme facteurs d'intégration, attestant l'appartenance à une classe, mais aussi comme facteur d'exclusion ». Mais l'exclusion numérique est-elle liée à toutes ces dimensions ? Retrouve-t-on au sein de la fracture numérique les expressions de l'exclusion ?</p> <p>Pour beaucoup la fracture numérique n'est qu'une nouvelle expression de la fracture sociale. Initialement, et ce dès le début des années 1990, selon Alain Rallet et Fabrice Rochelandet [2] , des travaux menés aux Etats-Unis soulignaient les risques liés à l'exclusion de certains groupes sociaux par rapport aux TIC. C'est aussi en 1995 déjà, que l'expression « digital divide » a été évoquée par Long-Scott [3] , mettant en évidence les risques d'exclusion des plus pauvres et des minorités communautaires des technologies de communication du point de vue de la participation à la vie démocratique. Cependant, la fracture numérique recouvre des inégalités de dimensions et de natures très différentes. Si au départ, elle était vue comme une forme d'exclusion de ceux n'ayant pas accès aux TIC (dite fracture de première espèce), par la suite, une seconde fracture est apparue, basée sur les usages effectifs des TIC. La fracture numérique devenant « la séparation entre ceux qui utilisent les TIC (d'une manière efficace et créatrice) et ceux qui ne les utilisent pas, ou pas ainsi. La réflexion portant moins sur les moyens en TIC, mais surtout sur les conditions de leur utilisation effective, de leur appropriation et de leur promotion auprès des exclus » [4].</p> <p>La seule fracture numérique, plus souvent volontairement exprimée sous le terme « d'inégalités numériques », ne représenterait qu'une toute petite partie de l'ensemble des inégalités de développement et serait difficilement dissociable. D'après Adel Ben Youssef dans son analyse de la fracture numérique selon quatre dimensions, « les démonstrations de l'existence d'écarts (d'équipements, de connexions...) ou bien d'accroissement de ces écarts ne séparent que faiblement la part due aux TIC de celle qui relève des mécanismes classiques d'inégalités ». On peut néanmoins se demander si désintérêt des TIC, volontaire ou non, et difficultés socio-économiques plus profondes (pauvreté, inégalités face à l'éducation, etc.) sont liés ? Volontaire car parmi les personnes qui n'utilisent pas Internet, se trouvent des personnes qui restent intentionnellement en dehors de l'univers d'Internet (par peur de la technologie, par manque de temps, par désintérêt). Involontaire car cohabitent également des personnes, en marge, suite à des discriminations économiques (manque de ressources financières) ou sociales (manque de compétences, de formation).</p> <p>Quels sont ces inégalités numériques et les publics touchés par l'exclusion numérique ? Les travaux sur la fracture cernent généralement bien les publics concernés par le non usage ou qui présentent des usages peu développés. D'un point de vue quantitatif par exemple, sont considérés comme « publics en exclusion numérique », les groupes socio-démographiques qui présentent des écarts à la moyenne de la population en matière d'usage des technologies de l'information et de la communication. L'indicateur choisi est le plus souvent le taux d'utilisateurs. Ainsi, si en moyenne 63% des Français utilisent Internet (Crédoc 2008), les 60-69 ans apparaissent comme public éloigné en raison des 32% [5] d'internautes. Ce sont des variables démographiques ou socioprofessionnelles (âge, genre, composition familiale, niveau d'éducation, revenu, catégorie professionnelle) ou des variables géographiques ou géopolitiques (écarts entre zones urbaines et rurales, entre régions ou entre pays, entre le Nord et le Sud) qui permettent de baliser les écarts entre les différents sous-groupes de population. Les travaux théoriques et empiriques convergent souvent en désignant comme principaux déterminants l'âge, le niveau d'éducation, le niveau de ressources financières. Dans certains travaux d'autres facteurs, comme un quotidien pauvre en technologie [Qui refuse les TIC en Bretagne et pourquoi ? Comprendre grâce aux statistiques le non usage d'Internet] , un isolement/éloignement des internautes [6] , sont mis en lumière.</p> <p>Il nous faut juste garder à l'esprit que :</p>  les interactions entre facteurs socio-économiques sont très fortes : par exemple les personnes ayant un faible niveau d'instruction ont souvent également un faible revenu. comme le souligne le groupe d'experts eEurope, dans le rapport "e-Inclusion : nouveaux défis, nouvelles politiques" [7] , en revenant sur les différentes natures au sujet des écarts dans l'appropriation des TIC : Si certains écarts reflètent des différences entre les individus et les groupes, des différences relatives aux préférences, aux antécédents culturels, aux profils d'emploi...,d'autres ne sont que transitoires et correspondent aux courbes d'adoption classique (les hommes, les jeunes ...).Par contre, certains écarts seraient de nature structurelle, soit parce qu'ils sont étroitement liés à la pré-socio-économique des différences, par exemple l'éducation et le revenu, soit parce qu'ils sont créés par la façon dont les industries des TIC, les adoptants précoces, les décideurs et parfois même, la forme de l'innovation technologique.
<p>Cet article a pour principal objectif d'explorer la fracture numérique en regard des autres formes de fractures. De plus, en analysant à la fois les clivages dans les usages et dans les non usages des publics considérés comme en exclusion numérique, il tente de comprendre les mécanismes et dynamiques qui sous-tendent l'usage / le non usage de l'outil Internet. En déplaçant le curseur de la compréhension de la diffusion des technologies, à la fois, vers l'analyse de certains types de non-usagers, et, vers celle d'usagers avec un profil particulier, nous pensons apporter un éclairage nouveau et plus précis quant aux multiples facettes de la fracture numérique. L'objectif reste de cerner au mieux les personnes en difficulté.</p> <p>Dans un premier temps, nous allons préciser la méthodologie déployée en décrivant notamment le terrain statistique et les publics en exclusion numérique choisis.</p> 1.	Méthodologie
<p>Basé également sur la compréhension à travers les statistiques, il vient compléter le précédent article sur le non usage [8] qui, à l'opposé, détaillait les différents profils de non utilisateurs d'Internet. Les différences étaient analysées à partir de leurs freins et motivations, points de vue et représentations, voire niveaux d'information. Les caractéristiques socio-démographiques (âge, profession, revenus ...) n'étaient abordées cette fois-là que pour affiner la description des différentes situations de non usage.</p> <p>Cette fois-ci, nous partons de profils socio-économiques souvent exclus et analysons leurs rapports aux technologies, notamment leurs situations vis-à-vis d'Internet[A ce titre, nous reprendrons souvent des postulats développés dans l'article « Les recherches sur les usages des TIC à l'épreuve de la problématique des non-usages d'Internet et de l'informatique. Réflexions méthodologiques sur les indicateurs de l'exclusion dite numérique. »] .</p>  La dernière édition de l'enquête M@rsouin « Résidentiels » (datant de Juin 2008, auprès de 2000 personnes résidant en Bretagne et âgées de 15 ans et plus) révèle que 75% des 60 ans et plus n'ont pas utilisé d'ordinateur dans les 3 derniers mois précédant l'enquête [9] . Aussi la cible des « seniors » est-elle fondamentale dans notre analyse de la fracture numérique.
<p>*Nous avons également décidé d'explorer le cas de ceux que nous nommerons par la suite les « actifs modestes ». Ces individus ont entre 25 et 59 ans, n'exercent pas de profession ou se déclarent appartenir aux catégories socio-professionnelles des ouvriers et des agriculteurs, exploitants. Pour information, ils représentent de l'ordre de 40% des 25-59 ans et 28% des « actifs modestes » ne sont pas internautes.</p> <p>*Sur les 2001 personnes interrogées, 320 (soit 16%) ont déclaré la vie difficile, voire très difficile, avec les revenus actuels de leur foyer. Parmi ces dernières, 98% sont issues de foyers avec moins de 3000 euros pas mois , 76% moins de 2000 et même 33% moins de 1000. On retrouve, bien sûr, dans cette catégorie des individus appartenant aux publics qui viennent d'être cités. Ainsi, 46% sont des seniors, 27% des « actifs modestes », mais aussi 27% « d'autres » : essentiellement des employés, des professions intermédiaires, voire des étudiants indépendants et de jeunes cadres. Nous les nommerons par la suite les « faibles revenus ». 55% n'ont pas utilisé d'ordinateur dans les 3 derniers mois précédant l'enquête, a fortiori Internet.</p> <p>*Les « isolés socialement » désigneront les personnes qui ont répondu rencontrer le moins souvent des amis, de la famille, participer à des activités culturelles ou sportives. 10% de l'échantillon total de l'enquête sont dans ce groupe (205 personnes). Si il est constitué à 49% par des seniors, 26% des actifs modestes, 25% des employés, des professions intermédiaires, artisans, cadres ou étudiants, à la différence des faibles revenus, seuls 33% de ces derniers en font partie. 65% sont non utilisateurs.</p> <p>*La population des femmes ne sera volontairement pas traitée car ces dernières ne présentent pas de spécificités (hormis, d'après les statistiques, peut-être une certaine aisance et une variété d'usages déclarées). Le genre n'est plus, depuis quelques années déjà, facteur structurant des usages.</p> <p>*De même, le segment des « parents isolés » ne sera pas exploré : ces derniers n'étaient en fait que 43 parmi les 2001 personnes interrogées lors de notre dernière enquête. Nous ne pourrons produire des statistiques. Pour information, 38 étaient des internautes, 36 avaient accès à Internet à leur domicile (soit une estimation de 84% de taux de connexion, proportion identique à celle des autres parents).</p> <p>Tableau 1 - Taille des échantillons étudiés</p> 


	
Nombre de personnes interrogées

Total enquête
	2001

Seniors
	573

Actifs modestes
	478

Faibles revenus
	320

Isolés socialement
	205


<p>Pour chacun des 4 profils, nous décrirons à la fois :</p>  les particularités des non-utilisateurs, comparées aux « autres » non utilisateurs (le reste de la population hormis le profil),
 et celles des utilisateurs, comparées cette fois-ci aux « autres » utilisateurs.
<p>Nous aborderons des éléments clés comme le passage à l'acte numérique, les usages à l'origine de ce passage, les usages développés par la suite, les intermédiaires sollicités, les raisons avancées.</p> <p>Nous espérons ainsi pouvoir apporter un début de réponse à des questions comme :</p>  La distance ou proximité à Internet est-elle différente selon les types d'exclusion ?
 Ouvriers et seniors non internautes ont-ils les mêmes raisons de ne pas utiliser Internet ? Quelles sont les appréhensions de l'un et de l'autre ? 
 Un actif et un senior ont-ils le même degré de connaissance concernant Internet ? Sont-ils tous les deux autant réfractaires ?
 Seniors et moins âgés, ouvriers et cadres, sont-ils des internautes réguliers semblables ? Ont-ils les mêmes usages d'Internet ?
 Les internautes « socialement à part » ont-ils les mêmes usages sociaux d'Internet que les autres internautes ?
 Etc ...
2.	Portraits de non internautes
<p>Comme dans le précédent article, nous allons revenir sur certains facteurs qui conditionnent le rejet d'Internet comme les représentations, expériences, justifications et intentions. Seulement, cette fois-ci, ces facteurs ne seront plus analysés pour l'ensemble des non internautes mais par type de publics, en portant une attention particulière aux différences de facteurs entre publics.</p> 2.1.	Les représentations
<p>Comprendre le processus de décision conduisant à l'abandon, et surtout au rejet, est un exercice très difficile, d'autant plus à l'aide des statistiques qui capitalisent difficilement les parcours. Par contre, chez nos seniors, l'absence d'utilisation peut facilement être mise en relation avec leurs nombreuses représentations et absence de représentations. Et c'est par l'intermédiaire de la construction de ce système de représentations et de perceptions, comportant des dimensions sociales et cognitives, que l'individu construit, élabore son point de vue.</p> <p>Il semble qu'on puisse associer seniors non internautes et méconnaissance (totale ou partielle) des usages d'Internet. D'une part, 1 sur 4 n'a aucune idée de ce que l'on peut faire avec Internet. Comme réponse à la question « Je vais vous proposer une liste de choses que l'on peut faire avec un ordinateur et Internet, vous allez me dire si, oui ou non, vous les connaissez ? », 26% ne sélectionnent aucun des 13 exemples d'usage proposés. Les usages étaient pourtant des plus basiques, comme « commander/acheter des produits en ligne (vêtements, électro-ménager, hi-fi ...) », « rechercher des informations sur la santé, la vie locale ... », « suivre ses comptes, faire des opérations bancaires ». D'autre part, les seniors qui sont « avertis » ont une représentation relativement partielle. En effet, leur score total moyen d'usages connus est de 6.8 contre 10.6 (sur 13) pour les « autres » non internautes. Cette méconnaissance, totale ou partielle, fait en partie qu'ils sont peu nombreux à se tourner vers leur entourage comme médiateur d'usage.</p> <p>Comme le montre le tableau qui suit, les représentations peuvent être erronées. Internet, par exemple, est vu comme un outil destiné à d'autres (davantage pour les jeunes, pour ceux qui travaillent). Les capacités à se projeter sur les opinions concernant Internet deviennent même difficiles.</p> <p>Tableau 2 - Opinions sur Internet - Comparaison</p> 


Opinions testées
	Type de réponses 
	Taux auprès de la population des seniors non internautes	
Taux auprès de la population des moins de 60 ans non internautes

Internet est surtout pour les jeunes	
Taux de « Tout à fait d'accord »
	22%
	10%

Internet est surtout pour les gens au travail	
Taux de « Tout à fait d'accord »
	15%
	9%

Internet fonctionne mal	
Taux de « Ne sait pas »
	28%
	13%

Internet détruit les liens familiaux, les liens avec les autres	
Taux de « Ne sait pas »
	13%
	3%

Internet abolit les distances	
Taux de « Ne sait pas »
	14%
	4%


<p>Comme le montre le graphique qui suit, les « faibles revenus » constituent également un public de non informés concernant les usages d'Internet, jugeant Internet pour plus de la moitié inutile.</p> <p>
</p> <p>A l'inverse, plus de la moitié des « actifs modestes » juge Internet utile (dont un quart même très utile). Nombreux sont les usages connus, et utilisés autour d'eux.</p> 2.2.	L'expérience
<p>On entend souvent dire que les cas d'abandon de l'usage d'un ordinateur chez les retraités sont relativement nombreux [10] . Ils tentent l'expérience - au sein d'un point d'accès public, auprès de leurs proches - et par manque d'accompagnement à long terme, se trouvant souvent démunis devant les problèmes techniques, ces « désemparés du numérique » ne perdurent point. Pourtant, les statistiques observées contredisent ce point. 11% seulement ont déjà essayé. Cette proportion, de plus, est nettement inférieure à celle observée (34%) parmi la population des (15% de) non utilisateurs de moins de 60 ans. Par ailleurs, au cours de l'enquête nous n'avons relevé aucun foyer de retraités ayant choisi d'avoir à leur domicile une connexion Internet puis l'ayant résiliée.</p> <p>Les « actifs modestes » sont plus souvent entourés d'utilisateurs au sein de leur foyer. Aussi un tiers a déjà eu recours à de l'intermédiation d'usage alors que les autres internautes globalement ne sont que 18% dans ce cas. De même, cette catégorie de non internautes a plus souvent expérimenté Internet (33%).</p> <p>Pour les « faibles revenus », leurs difficultés économiques sont très souvent énoncées comme cause de non usage ou d'abandon d'usage (notamment à travers la détérioration de la situation économique et financière). Un faisceau d'indicateurs peut nous permettre d'en juger. Déjà, obligés de faire des arbitrages entre les postes de dépenses, 93% de ces non internautes n'ont pas Internet à domicile (la proportion n'est plus que de 85% pour le reste des non internautes [11] ). Nous en conclurons donc que des revenus faibles restent un frein à l'accès et par conséquence à l'usage. En revanche, cette situation ne semble pas être, globalement, source d'abandon d'usage puisque 87% de ces non internautes n'avaient jamais eu même une quelconque expérience (chiffre significativement supérieur aux 79% constatés parmi les revenus moyens ou forts non utilisateurs). Autre conséquence, étant de plus, souvent isolés, ce ne sont que très rarement des internautes par intermédiaire. 9% seulement vivent dans un foyer où un autre membre de la famille est utilisateur.</p> 2.3.	Les justifications
<p>Le graphique qui suit confronte les justifications de non usage des seniors à celles des plus jeunes. On y constate, que toutes les justifications proposées présentent des taux d'adhésion plus forts pour les seniors, exceptée une, le manque de temps. Certains non utilisateurs peuvent choisir de ne pas utiliser Internet par manque de temps à y consacrer (comprenant un temps d'apprentissage et un temps d'utilisation), devant faire des arbitrages dans la gestion de leur temps entre temps de loisir, temps professionnel et temps domestique. C'est souvent le cas de mères de famille mais moins celui de nos seniors. En revanche, manque d'intérêt (comme nous l'avions déjà vu) et problèmes de santé (souvent liés à l'âge) affectent davantage cette non-utilisation. La peur de ne pas réussir, de ne pas arriver à l'utiliser, est l'élément présentant le plus de différences (cas de 21% des seniors non internautes). D'autres justifications, importantes malgré tout, comme le manque perçu de compétences, la peur de ne pas savoir faire face à des incidents techniques ou les problèmes de coût, sont partagées par les deux types de population.</p> <p>
</p> <p>Que manque-t-il aux « actifs modestes » plus informés (comme nous l'avons vu) et motivés en général (comme nous le verrons) pour franchir le cap ? Comme pour les autres internautes, le manque d'intérêt pour la technologie, le manque de formation à l'utilisation, de compétences techniques, voire la peur de ne pas y arriver et le coût freinent presque 1 « actif modeste » sur 2. La grande différence avec les autres non internautes réside dans le manque de temps à y consacrer. Ils sont 40% à le déclarer (versus 17%).</p> <p>Leur point de vue vis-à-vis d'Internet est plus prononcé. « Non, Internet n'est pas que pour les jeunes ou les gens qui travaillent. Non Internet ne fonctionne pas mal. Et s'il abolit les distances, il ne détruit pas les liens familiaux, les liens avec les autres ».</p> <p>Bien sûr les « faibles revenus » justifient principalement leur non usage par leur manque de ressources financières. 69% citent « les coûts d'équipement et de connexion trop élevés », 37% pour le reste des non internautes. D'autres raisons spécifiques ? Le manque de temps ne semble pas être un frein pour cette catégorie. Le manque d'intérêt n'est pas, non plus, plus flagrant. Par contre, fortement corrélées aux faibles revenus, la mauvaise maîtrise de la langue écrite et la peur de ne pas réussir ressortent (pour respectivement 24% versus 9% et 63% versus 38%).</p> <p>Si le profil des « isolés socialement » est relativement proche de celui des « faibles revenus », les grandes différences résident dans les raisons avancées de non usage : santé, alphabétisation et confiance en soi prédominent. 40% citent comme frein un problème de santé, 58% la peur, 20% la mauvaise maîtrise de l'écrit.</p> 2.4.	Les intentions
<p>Le graphique qui suit est parlant. Si plus de la moitié des seniors, des « faibles revenus », des « isolés socialement » sont de vrais réfractaires, avec des projections d'usage très négatives, 46% (9%+37%) des « actifs modestes » sont au contraire des utilisateurs potentiels.</p> <p>
</p> <p>L'ensemble de ces informations nous permet donc de compléter la représentation graphique du non usage déjà abordée dans l'article précédent en y juxtaposant les segments étudiés. Les « actifs modestes » apparaissent, au sein des non utilisateurs, comme les plus motivés et informés, en revanche, pour les seniors le chemin vers l'adoption d'Internet est encore long (voir l'extrait proposé de paroles de seniors non internautes) .</p> <p>
</p> 
Paroles de seniors non internautes
<p> « Les technologies c'est pour les plus jeunes, je crois. Pour nous les vieux, on a tellement de mal à se raccrocher avec ce qu'on a su maîtriser dans le passé, qu'on voudrait encore maîtriser, et qu'on arrive déjà plus à maîtriser ce qu'on maîtrisait autrefois. Alors aller se crever pour maîtriser des choses qu'on ne maîtrise pas du tout et se mettre en position d'apprentissage pour du nouveau, ça nous dépasse complètement. Dans tous les domaines, je vois autour de moi, je vois dans toutes les associations, c'est « aidez-moi à faire ce que je pouvais faire autrefois »... c'est jamais la demande « aidez-moi à faire des choses nouvelles ». Si j'avais un demi-siècle de moins, j'aurais envie d'aller vers du nouveau dont les nouvelles technologies, mais maintenant non »</p> <p>« J'ai peur de commettre des erreurs, c'est bien quand on a commencé à apprendre à 50 ans, mais commencer à 80... »</p> <p>« Les tâches administratives, c'est un éternel casse-tête. La communication est difficile avec tout le monde administratif. Avec Internet, est-ce que ce serait plus facile ? Je n'en sais rien, je n'en suis pas sure. Les renseignements administratifs je les trouve difficilement, ce n'est pas avec Internet que je les trouverai mieux »</p> <p>« Être assise devant un clavier me déplait, je n'arrive pas à taper sur les touches, j'ai des gros doigts qui tremblent avec les neuropathies, donc je rate toutes les touches. Ensuite, regarder sur un écran lumineux, j'ai beau mettre des lunettes de soleil, cela m'est extrêmement désagréable. Donc, c'est un outil qui n'est pas pour moi, donc je communique encore à distance soit par le téléphone, soit par de longues lettres ».
</p>

3.	Portraits d'internautes
<p>L'objectif de cette partie est de voir si les populations d'internautes associées présentent également des spécificités d'usages, notamment en matière de voie d'apprentissage, de compétences [12] et d'usages d'Internet et de l'ordinateur.</p> 3.1.	Voie d'apprentissage
<p>Si un quart des internautes profite de leur entourage pour acquérir des connaissances informatiques, le tableau qui suit nous confirme que les « isolés socialement » sont davantage des autodidactes, les « faibles revenus » ont davantage recours à leur entourage qu'à des formations .</p> 


	
Seniors	
Actifs modestes	
Faibles revenus	
Isolés socialement	
Moyenne des internautes

Se sont formés principalement seuls
	14%
	19%
	20%
	26%
	13%

Se sont formés principalement de manière informelle (conjoint, enfants, proches ou collègues)
	29%
	25%
	29%
	23%
	23%


<p>Côté seniors, 25% sont des internautes et même pour certains, des internautes de longue date, puisque 1 senior internaute sur 2 a utilisé un ordinateur pour la première fois de sa vie avant l'âge de 50 ans (voir graphique). Aussi, la proportion de personnes formées lors de leur vie active (48%) prédomine même sur celle des autodidactes (14%). La proportion chez les seniors de personnes formées par un proche, un ami, hors collègues, quant à elle, est trois fois plus importante que celle rencontrée chez les autres internautes (15% contre 5%). Nombreux, par exemple, sont les cas rencontrés où les seniors ont franchi le pas suite à un cadeau des enfants et guidés par ces derniers. Si les espaces publics numériques type cybercommunes sont estimés être fréquentés essentiellement par les ados pour y jouer et les seniors pour accéder à Internet et s'y former, on ne retrouve pas dans les statistiques de différence significative entre seniors et 30-59 ans : environ 7% des internautes les fréquentent (contre 26% chez les 15-19).</p> <p>
</p> <p>C'est le plus souvent au cours de leur scolarité, leurs études, que les internautes « actifs modestes » sont venus sur Internet, même si au total ils sont beaucoup moins nombreux que les autres internautes à être dans ce cas. 1 internaute sur 4 est un « actif modeste ». Pour cette cible, le rôle de l'entourage, notamment du foyer, n'est pas négligeable, il concerne 1 cas sur 4. Et 19% se sont formés de manière totalement autonome (contre 12%). En revanche la sphère professionnelle est plus discrète au niveau de la formation, et ce, aussi en matière d'accès. Sur les 192 ouvriers internautes interrogés par exemple, seuls 50, soit un quart, déclarent accéder à Internet sur leur lieu de travail.</p> 3.2.	Usages de l'ordinateur et d'Internet
<p>Nos seniors internautes ont une fréquence moyenne de l'usage de l'ordinateur légèrement moins importante, dans le sens où ils sont moins nombreux à utiliser quasiment tous les jours mais, notons toutefois, que 90% l'utilisent au moins une fois par semaine.</p> <p>A la lecture du graphique qui suit, on constate que leur usage en est beaucoup moins multimédia.</p> <p>
</p> <p>Ils aiment ainsi transférer, regarder, retravailler des photos numériques [13] . Remarquons aussi que cet usage à partir de photos est souvent à l'origine de leur venue à l'informatique.</p> <p>Dans le but de se divertir ou de conserver leurs savoirs, ils jouent également sur ordinateur, soit à l'aide de jeux déjà installés, soit à l'aide de logiciels [14]</p> <p>Bien sûr certains utilisent des applications bureautiques type traitement de texte et tableur (1/3 toutes les semaines).</p> <p>En revanche, si ils regardent des films, écoutent de la musique, ce n'est pas comme beaucoup d'étudiants via leur ordinateur.</p> <p>
En matière d'Internet :</p>  Les seniors internautes sont des internautes communicants. 72% échangent toutes les semaines des mails, 83% tous les mois. Ils sont aussi nombreux que les autres à se servir de téléphonie ou visiophonie du type Skype. Par contre, ils sont un peu moins enclins à converser par messagerie instantanée du type MSN ou Yahoo messenger : 68% ne l'ont jamais fait, contre 40% des autres internautes. Il est important à ce sujet de noter que cet objectif de communication est souvent aussi à l'origine de l'utilisation de l'ordinateur. Fréquents sont les cas où les seniors restent ainsi en contact avec un membre de leur famille, notamment un petit-enfant, géographiquement éloigné. D'autres en profitent, par exemple, pour renouer contact avec d'anciennes connaissances.
 Les seniors internautes sont des internautes à la recherche d'informations. Ils se servent beaucoup des moteurs de recherche (51% quasi quotidiennement), pas forcément pour trouver de l'information locale, de l'information administrative mais plutôt des informations en relation avec leurs hobbies ou avec la santé. Ils sont 20% à déclarer lire ou télécharger quotidiennement l'actualité sur Internet, 3% à écouter la radio ou regarder la télévision sur le Web.
 Les seniors internautes sont peu contributeurs.
Ils n'ont pas pour habitude, à 87%, d'utiliser les groupes de discussion ou forums, ni même aller sur des blogs ou wikis. D'ailleurs, alors que 20% des autres internautes alimentent un site, un blog ou une page personnelle et 18% sont présents sur un réseau social, 98% des seniors internautes ne le sont pas. 
 Les seniors internautes sont peu joueurs en ligne
Nous avions constaté plus haut dans l'article qu'ils aimaient se distraire en jouant mais cela ne concerne pas les jeux en ligne type flashmédia, sudoku, encore moins ceux en réseau type warcraft, counter strike. 99% des seniors internautes ne jouent jamais en réseau.
 Les seniors internautes sont peu attirés par le commerce (au sens large) en ligne.
47% ont pour habitude de ne pas commander des produits ou des services en ligne, 75% ne sont même jamais allés sur un site d'enchère du type e-bay. 55% seulement effectuent des consultations ou des opérations bancaires en ligne.
<p>Comme l'indique le tableau qui suit, les « actifs modestes » internautes présentent aussi des spécificités dans leur usage d'Internet, il semblerait que ces dernières résident davantage dans la fréquence et l'utilité qu'ils peuvent en tirer. On note une proportion moins importante d'utilisateurs quotidiens de l'ordinateur et d'utilisateurs de logiciels bureautiques, même si autant se connectent de leur domicile. Et ils ont, en particulier, tendance à davantage être présents sur le net pour :</p>  s'informer au mieux de la législation (cas de 3 actifs modestes sur 4), 
 trouver des acheteurs pour les produits qu'ils souhaitent vendre (cas de 1 actif modeste sur 4).
<p>Tableau 3 - Similarités et différences d'usages entre internautes actifs modestes et autres internautes</p> 


moins nombreux à être utilisateurs
	pas de différence significative entre les actifs modestes et les autres utilisateurs
	plus nombreux à être utilisateurs

Applications bureautiques	
Recherches (dont vie locale et santé)	
Sites administratifs

Films, musique, vidéos
	Opérations bancaires, impôts
	Ventes sur les sites d'enchère

Photos	
Radio, TV
	Rencontres en ligne

Jeux sur ordinateur, en ligne
	Forums
	

Courriels	
Création multimédia
 

Messagerie instantanée, visiophonie
	Téléchargement
 

Actualité	
 
	

Réseaux sociaux, blogs	
 
 

Achats/commandes	
 
 


<p>Si les revenus peuvent être un frein ou une manière de rationaliser les choix et les priorités, il n'y a pas de réelle discrimination en terme d'usages. On note juste que l'usage des « faibles revenus » est alors un peu moins régulier : plutôt quelques fois par semaine que quotidiennement.</p> <p>De même les usages des « isolés socialement » ne sont pas spécifiques, si ce n'est que ceux-ci ont moins d'activités régulières sur Internet et l'ordinateur. Et que 54%, contre 38%, ne suivent jamais l'actualité en ligne. Peut-être passent-ils plus de temps sur Internet ? .</p> <p>Les « isolés socialement » ont une consommation d'images peu « plurimédia ». Ils sont des très gros consommateurs de télévision : 23% passent plus de quatre heures par jour devant celle-ci (versus 9%). En revanche, ils visionnent peu de DVD. Leurs arbitrages entre pratiques anciennes, mais toujours vivaces (regarder la télévision, aller au cinéma), et pratiques nouvelles, en développement (regarder des DVD, surfer le Net, y télécharger des contenus ou simplement les visionner), sont vite faits.</p> 3.3.	Niveau d'aisance
<p>Que ce soit pour utiliser l'ordinateur ou Internet, les 4 types de publics éloignés se déclarent beaucoup moins à l'aise que la moyenne observée sur l'ensemble des internautes (tableau 4). La différence est même plus flagrante pour les « isolés socialement » et surtout les seniors (voir tableau 5 et paroles de seniors internautes).</p> <p>Tableau 4 - Scores d'aisance</p> 


	
Seniors
	Actifs modestes	
Faibles revenus	
Isolés socialement
	Moyenne internautes

score d'aisance ordinateur
	2,49
	3,07
	3,12
	2,88
	3,40

score d'aisance Internet
	3,11
	3,48
	3,32
	3,15
	3,92


<p>Tableau 5 - Comparaison de l'aisance des seniors et des autres internautes sur les activités informatiques</p> 


	
taux de seniors internautes à l'aise
	taux d'autres internautes à l'aise

Activités ordinateur	



Utiliser des fonctions copier/coller dans un document
	65%
	85%

Utiliser des formules (type addition, soustraction ...) dans un tableur (Excel par exemple)
	37%	
61%

Copier ou déplacer des fichiers ou des répertoires
	61%
	80%

Assurer le bon fonctionnement de sa machine (espace disque, antivirus à jour ...)
	38%
	58%

Installer un programme, un jeu
	41%
	70%

Ecrire un programme dans un langage informatique / faire de la programmation
	7%
	11%

Activités Internet	



Utiliser le courrier électronique, les mails
	87%
	93%

Joindre un fichier dans un courrier électronique
	74%
	88%

Utiliser un moteur de recherche
	95%
	97%

Télécharger une application
	51%
	73%

Installer une application téléchargée
	45%
	69%

Créer, mettre à jour un site Web
	12%
	20%



Paroles de seniors internautes
<p>
« Ce sont mes enfants qui m'ont offert l'ordinateur et m'ont montré »
« Mon ordinateur : un bon compagnon. Avec lui, je ne suis plus seule »
« Mon seul usage : je communique avec mes petits enfants à l'autre bout de la Terre »
« Je visite des sites qui sont en rapport avec mes préoccupations (ex. Doctissimo, où je peux glaner des conseils d'autres internautes sur des questions de santé), mon identité (ex. origine de mon nom de famille, nombre de personne en France portant mon prénom, etc.). Je consulte la météo tous les matins. J'ai également visité le site Pensemalin.com où il y a des devinettes, des petites anecdotes. Je joue aussi aux jeux tels que le solitaire »
« Je fais du traitement de texte. Après un passage à l'hôpital j'ai décidé d'écrire mon autobiographie. J'enregistre et grave des CD empruntés à la médiathèque. Je fais des recherches en fonction de mes besoins (bricolage, voiture ...) »
</p>

4.	Être ou ne pas être internaute
<p>Rapidement, nous évoquerons, pour chaque public, les caractéristiques socio-économiques qui font que l'individu se révèlera plutôt être non internaute (partie 2 de cet article) ou internaute (partie 3 de cet article).</p> 4.1.	Les seniors
<p>En faisant appel à une technique d'économétrie (la régression logistique), sur la base des 60 ans et plus, il nous est possible de déterminer quelles sont les caractéristiques socio-économiques déterminant ou non de l'usage d'Internet.</p> <p>Les variables que nous avons testées sont :</p>  liées à l'individu : sexe, âge (60-64 ans, 65-69 ans, 70 ans et plus), ancienne profession (aisés, moyens, modestes), niveau d'études (sans diplôme ou BEPC, BEP/CAP / Bac et +), mais aussi score de vie sociale ( fréquence de rencontre d'amis, de proches, activités culturelles, activités sportives), niveau de temps libre, score d'usage d'autres technologies (téléphone portable, lecteur DVD, home cinéma, appareil photo numérique, GPS, MP3 ...)
 liées à son foyer : type de foyer (personne seule, autre), département, taille d'unité urbaine, niveau de vie (opinion)
 liées à son entourage : usage d'Internet.
<p>On en conclut alors, que si le senior n'utilise pas déjà un appareil photo numérique, un caméscope, un GPS, la probabilité qu'il se révèle un non utilisateur de l'ordinateur et d'Internet est grande. Ainsi, un senior qui utilise de 0 à 2 éléments technologiques aura 58 fois plus de chances d'être non internaute qu'un senior avec un score élevé. Si il utilise davantage de technologies numériques, notamment le téléphone portable, le lecteur DVD, cette proportion diminuera à 6 fois plus de chances.</p> <p>Prime ensuite le niveau d'études. Les proportions sont de :</p>  4 fois plus de chances pour le senior sans diplôme ou avec un BEPC,
 2 fois plus de chances pour le BEP/CAP,
qu'un senior diplômé du bac ou plus.
<p>L'âge reste un facteur structurant d'usage. Si les 70 ans et plus ont un poids de 57% chez les seniors, leur poids passe à 68% chez les seniors non internautes. Ainsi, une personne âgée de 70 ans et plus aura 5 fois plus de chances qu'une personne entre 60 et 65 ans de ne pas utiliser. <br />
Enfin, l'ancienne profession joue également un rôle primordial. Les seniors ayant exercé une profession de type « modeste » (ouvriers, agriculteurs exploitants ou sans aucune profession) ont 4 fois plus de chances que les « aisés », anciens cadres, chefs d'entreprise, artisans, commerçants. Quant aux professions classées comme « moyennes », la proportion chute à 3 .</p> 4.2.	Les « actifs modestes »
<p>Pour cette cible également, l'utilisation d'autres produits technologiques est toujours un facteur important d'usage d'Internet. De même pour l'âge. Le graphique qui suit est d'ailleurs éclairant : si les 50-59 ans représentent 24% des actifs modestes, les 50-59 ans non internautes représentent à eux seuls 51% des actifs modestes non internautes.</p> <p>
</p> <p>En revanche le troisième facteur concerne la sociabilité. Ainsi, un « actif modeste » qui n'a pas pour habitude de sortir aura 4 fois plus de chances qu'un « actif modeste » dit « sociable ».</p> <p>Enfin on retrouve évidemment aussi le niveau d'éducation : 58% des sans diplôme n'utilisent pas Internet contre 14% des diplômés du bac ou plus.</p> 4.3.	Les « faibles revenus », les « isolés socialement »
<p>Si la technophilie importe toujours,</p>  pour les « faibles revenus » : l'âge n'importe plus, étant effacé par la présence d'enfants dans le foyer qui se révèle être un meilleur prédicteur. Si on y ajoute niveau d'études et la sociabilité, on peut prédire de l'usage, ou du non usage, de manière juste, pour 94% des cas.
 Pour les « isolés socialement » : âge et présence d'enfants importent.
5.	Conclusion
<p>Dans cet article, en revenant sur divers groupes socio-économiques défavorisés, nous avons une fois de plus mis en évidence l'hétérogénéité de la fracture numérique. Parmi ces multiples facettes, ses formes générationnelles, économiques, sociales et culturelles y ont été exposées à travers les rapports aux TIC de 4 segments de population souvent considérés comme éloignés.</p> <p>
</p> <p>Âge, niveau d'éducation sont toujours des facteurs forts de l'accès à la société de l'information. Rappelons-le : lorsque seulement 7% des 25-34 n'utilisent pas Internet, près de 60% des 50-59 ne l'utilisent pas. Moins d'une personne non diplômée sur trois peut être qualifiée 'd'internaute', alors que 92% des diplômés de l'enseignement supérieur surfent sur Internet d'une façon ou d'une autre. L'acculturation à la technologie aussi joue un rôle prépondérant. Elle passe par d'autres éléments ou technologies numériques, qui, par la suite, peuvent servir de passerelle vers l'usage Internet. Sans compter l'isolement social, également facteur de rupture numérique.</p> <p>Il apparaît, une fois de plus, clairement, que les multiples fractures numériques sont liées à la diversité de situations socio-économiques. La fracture numérique n'est pas qu'une conséquence des inégalités sociales et économiques existantes, elle est aussi liée aux diverses personnalités des individus, notamment à la volonté ou non de s'impliquer dans des usages d'Internet. Les seniors et les « faibles revenus », voire les « isolés socialement » apparaissent le plus souvent comme des non utilisateurs « non informés et non motivés » tandis que les « actifs modestes » le sont davantage mais manquent de temps à consacrer au numérique.</p> <p>L'accès et l'usage restent freinés par les conditions financières pour les populations à faibles revenus. En revanche, il faut prendre en compte de nombreux autres freins, notamment pour les autres segments de population de non internautes. Ainsi, certains, souvent isolés socialement, lui préféreront la télévision, d'autres, souvent des seniors seront davantage intéressés par le maintien de leurs savoir-faire que l'investissement dans une nouvelle expérience. L'exclusion financière, par contre, ira de pair, le plus souvent, avec une perception négative de l'aptitude de l'individu à pouvoir utiliser Internet.</p> <p>Pourtant, pour les seniors, l'accès au savoir numérique peut se révéler valorisant, notamment en améliorant leur sociabilité et leur autonomie (usage des jeux cognitifs, de tableurs, de logiciels de photos ...). Les seniors internautes , tout comme les actifs modestes, sont des internautes peu réguliers et à l'aise avec des usages ayant un but (les relations commerciales ou administratives). Si les revenus restent un frein ou une manière de rationaliser les choix et les priorités, il n'y a pas de réelle discrimination en terme d'usages.</p> <p>La fracture numérique est trop souvent résumée comme liée à une « souffrance économique impactante » ou à une situation économique et financière précaire ou détériorée. Nous venons de montrer que le niveau d'éducation l'emporte sur les revenus, même si, à niveau de diplôme égal, les plus faibles revenus présentent encore des retards importants au niveau usage.</p> <p>Nous espérons que les divers acteurs de la lutte contre l'exclusion numérique trouveront dans cette version de nouveaux éléments. Des pistes d'action spécifiques à chaque segment pourraient en émerger : qui une aide financière à l'achat et/ou l'abonnement, qui une aide financière à l'accompagnement, qui une formation ciblée, qui une information sur les usages de ses semblables, qui une information sur le rôle imparti de prescripteur, qui une campagne publicitaire ciblée, qui une action de sensibilisation sur l'existence de versions simplifiées de l'accès à Internet (type ordissimo) ou de logiciels adaptés (type reconnaissance vocale, agrandissement de l'écran) ... (sans exclure les politiques combinées).</p>
		
		<p>[1] GROS-JEAN CH. PADIEU C. Les exclus, Revue des Affaires sociales, 1995, n°2-3</p> <p>[2]  « La fracture numérique : une faille sans fondement ? » selon Alain Rallet et Fabrice Rochelandet</p> <p>[3] « Access denied », Outlook, vol 8, n°1</p> <p>[4] « La fracture numérique : une faille sans fondement ? » selon Alain Rallet et Fabrice Rochelandet</p> <p>[5] chiffres issus du Baromètre « La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française » édition 2008 du Crédoc</p> <p>[6] « Une double fracture numérique » selon Fabrice Le Guel, Thierry Pénard et Raphaël</p> <p>[7] ec.europa.eu/.../kaplan_report_einclusion_final_version.pdf</p> <p>[8] ec.europa.eu/.../kaplan_report_einclusion_final_version.pdf</p> <p>[9] Pour comparaison, l'enquête Crédoc de 2008 annonce des taux de 62% chez les 60-69 ans et 87% chez les 70 ans et plus, n'utilisant pas personnellement d'ordinateur à leur domicile.</p> <p>[10] Voir par exemple la typologie proposée par Lenhart dans « The ever-shifting Internet population. A new look at Internet access and the digital divide »., Washington, The Pew Internet and American life project, april 16, 2003, comprenant 4 profils de non-usagers : les evaders ( « ceux qui se dérobent »), les dropouts (« ceux qui renoncent », autrement dit les abandonnistes), les intermittent users (« intermittents de l'usage ») et les truly unconnected (« non-usagers absolus » ).</p> <p>[11] Proportions significativement différentes au sens statistiques , suite à un test de comparaison avec un seuil de confiance de 99%.</p> <p>[12] Un des postulats étant que : « plus la maîtrise est importante, plus les individus tendent à avoir un rapport instrumental aux Tics, qui ne servent qu'une activité dont la finalité est autre (professionnelle, projet) »</p> <p>[13] Nous citerons l'exemple d'une personne de plus de 80 ans rencontrée dans l'espace public du quartier brestois de Kérourien en train de supprimer sur une photo son mari à ses côtés pour le remplacer par un playboy</p> <p>[14] Ainsi, la personne de plus de 80 ans citée précédemment a pour habitude de travailler son calcul mental à l'aide d'Excel. .</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article355</link>
</item>

<item>
<title>Pénétration, diffusion et usages des TIC dans les PME</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>Si les PME ont saisi l'enjeu de l'introduction des technologies numériques de l'information et de la communication, cela ne signifie pas que les processus changent, les usages suivent, les habitudes soient ancrées, la réactivité soit grande.</p> <p>Ce premier article présente les principaux résultats de l'enquête M@rsouin 2008 auprès des PME bretonnes, enquête qui permet de suivre l'évolution de leur équipement et de leur usage des Technologies de l'Information et de la Communication.</p> <p>Taux d'informatisation , de connexion, de présence en ligne, équipement et usages principaux ,que nous allons évoquer pour notre échantillon d'entreprises implantées en Bretagne, ne sont guère différents de ceux observés pour la France entière. Par ailleurs, la région Bretagne, en elle-même, ne semble pas refléter un territoire très différent en matière de tissu économique. En dehors d'un poids légèrement supérieur accordé à l'industrie, celui-ci est également majoritairement constitué par des PME de petite taille. Aussi, le lecteur pourra considérer les enseignements comme « globalement valables ».</p>
		 1.	Profil 
<p>Un tissu économique régional constitué d'entreprises de petite taille avec 45% d'entreprises industrielles</p> <p>Pour rappel à la fin du premier trimestre 2008, on comptait un peu plus de 9900 établissements établis en Bretagne, inscrits au registre du commerce et des sociétés. 8000 adresses environ concernaient des sièges d'entreprises de 10 à moins de 250 salariés, dans les secteurs de l'industrie (hors agriculture), de la construction, du commerce et des services (hors PTT et services publics) [1] . En majorité des PME de petite taille puisque 59% des entreprises ont 10 à 19 salariés, 30% 20 à 49 salariés et 11% 50 à 250 salariés. Une répartition peu différente du tissu national où 86% des PME françaises sont de taille inférieure à 50 salariés. En matière d'activité, la Bretagne est connue pour être une des seules régions françaises où l'emploi industriel a continué de progresser depuis 1980, concentré autour de quatre principaux secteurs d'activités : l'agroalimentaire, l'automobile, la construction navale, l'électronique et les Télécoms. Cette spécificité est aussi présente au niveau de la structure du tissu économique constitué par les PME : les activités dites industrielles occupent 45% de ces PME bretonnes (37% des PME françaises) contre respectivement 30% et 25% pour les activités du secteur tertiaire et du commerce (figure 1).</p> <p>
</p> <p>Figure 1 - Répartition des PME bretonnes selon le secteur d'activité</p> <p>34 % des PME bretonnes sont établies en Ille et Vilaine, 27% en Finistère, 22% en Morbihan et 17% en Côtes d'Armor. Si la répartition des entreprises (en nombre) n'est pas équilibrée entre départements, il est important de constater qu'il n'existe pas de spécificités départementales. La répartition selon la taille d'entreprise et les secteurs détaillés d'activité est sensiblement la même pour tous les départements.</p> <p>Au cours du deuxième et troisième trimestre 2008, 2000 PME bretonnes ont répondu à l'enquête « Entreprises et TIC » de M@rsouin, par retour de courrier, en ligne ou au téléphone. L'échantillon des répondants a été structuré selon la technique des quotas, en fonction du nombre d'entreprises par circonscription consulaire ainsi que par tranche de taille et par secteur d'activité, le tout par département. La représentativité de cet échantillon fait que les caractéristiques structurelles sont donc les mêmes que celles que nous venons d'évoquer pour l'ensemble des PME bretonnes.</p> <p>Des profils d'entreprises hétérogènes, notamment en matière d'organisation et de marché</p> <p>D'autres données permettant de caractériser au mieux le profil des PME ont été recueillies au cours du questionnaire. Il nous semble important d'en donner une représentation car, en plus de proposer un portrait intéressant du tissu entrepreneurial breton, certaines, comme nous le pressentions, vont jouer un rôle dans la pénétration des TIC au sein des PME (tant au niveau de l'équipement qu'au niveau de la diffusion des usages). Il s'agissait notamment de spécifier l'organisation et le marché de chaque entreprise répondante.</p> <p>Ainsi, par exemple, on note que 70% sont des entreprises mono-sites. 1 sur 2 est installée en zone rurale (49% exactement). 9% appartiennent à un réseau d'enseignes, une franchise ou une concession. 1 entreprise sur 4 est rattachée à un groupe (27%), groupe d'envergure aussi bien régionale, que nationale ou internationale, 10% des PME au total sont d'ailleurs à la tête de ce groupe.</p> <p>Quant à leur marché, il semble d'après le répondant (majoritairement des PDG, DG, gérants ou responsables administratifs, financiers, comptables) être en croissance (37% des réponses) ou en stagnation (43%), tout comme leur chiffre d'affaires (67% déclarent un CA 2007 en croissance comparé à celui de 2004, et même pour 58% des PME une croissance supérieure à 10%). 17% ont une part à l'export supérieure ou égale à 10%.</p> <p>Si 43% déclarent que des grandes entreprises sont leurs clientes, 1 entreprise sur 5 seulement déclare cette catégorie comme son type de clientèle principale. Les PME bretonnes ont davantage tendance à travailler pour les particuliers (cas de 4 entreprises sur 10), pour d'autres PME ou entreprises artisanales (cas de 2 entreprises sur 10), voire pour des administrations (cas de 1 entreprise sur 10). Leurs principaux clients sont souvent des voisins : 6% les déclarent même dans un rayon de moins de 5 kilomètres, 42% dans un rayon de 5 à moins de 50 kilomètres, ils ne sont que 22% à travailler principalement à l'échelon national, 8% à l'échelon international. Leurs principaux fournisseurs, davantage des grandes entreprises que des plus petites, que ce soient des prestataires, des équipementiers, des franchiseurs, sont davantage éloignés géographiquement (pour 1 entreprise sur 2 en dehors de la région (pour 35% en France, pour 14% à l'étranger)).</p> <p>Nous aurions souhaité faire un zoom par filière économique mais fort est de constater que la définition même de la filière pose problème. Les codes d'activité principale qu'ils proviennent de la nomenclature d'activités française (NAF) ou de la nomenclature économique de synthèse (NES) ne permettent pas de rattacher une entreprise à une filière. Ainsi, par exemple, contrairement au secteur automobile strict, la filière automobile définie par l'INSEE « réunit toutes les unités de production élaborant ou assemblant les pièces utilisées dans les véhicules automobiles à destination des particuliers ou des professionnels - de la carrosserie aux diodes des tableaux de bord ». Une entreprise ayant une activité relevant de l'industrie du caoutchouc et des plastiques peut donc aussi bien appartenir à la filière automobile qu'à la filière chimie, voire aux deux. 63% des répondants affirment au cours de l'enquête que leur entreprise se rattache de manière dominante à un secteur, une branche, une filière. Les quatre filières les plus rencontrées sont : le commerce, le BTP, le tourisme et le transport (voir tableau 1)</p> 


Filières	
Taux d'entreprises





Commerce	
28%





BTP	
10%





Tourisme, hébergement, restauration	
9%





Transport et logistique	
9%





Agroalimentaire	
7%





Electronique, informatique, télécoms, R&D	
5%





Chimie	
3%





Construction navale	
</description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article292</link>
</item>

<item>
<title>Usages des Technologies de l'Information et de la Communication en Bretagne : Chiffres clés 2009</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p>
 « La Bretagne se place dans les moyennes régionales, nationales et européennes pour l'équipement des foyers en technologie de l'information et de la communication (TIC).</p> <p>Initié par la Région Bretagne en 2002, le Groupement d'intérêt scientifique M@rsouin a réalisé, entre 2006 et 2008, des enquêtes permettant d'esquisser un paysage numérique breton. »</p>  Pour en savoir plus : Les chiffres clés 2009 
<p> Méthodologie des enquêtes</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article289</link>
</item>

<item>
<title>Opéra Don Giovanni en HD et 3D : M@rsouin orchestre l'étude sur les perceptions de l'événement.</title>
<author>M@rsouin</author>
<category></category>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 10:00:00 GMT</pubDate>
<description><p><BR></p> <p><BR></p> <p>La diffusion</p> <p>de l'opéra Don Giovanni, le 2 juin, retransmis en direct sur</p> <p>grand écran, en 3D et HD à Rennes et à Brest a</p> <p>été un succès médiatique : 3000 personnes</p> <p>sur la place de la mairie de Rennes pour 3 heures de spectacle.</p> <p>A</p> <p>l'initiative du pôle Images & Réseaux,</p> <p>l'observatoire de Marsouin, OPSIS, a réalisé une étude</p> <p>sur l'impact technologique et socio-culturel d'un accès</p> <p>plus ouvert et plus large (place publique, image HD) sur la</p> <p>perception d'un opéra.</p> <p> 19 enquêteurs à Rennes et 11 à Brest ont recueilli les appréciations</p> <p>des spectateurs sur cette première technologique mondiale.</p> 

Les enquêteurs ont interrogé les spectateurs tout au long de la soirée événement.
M@rsouin a fait appel à des étudiants de l'ENSAI, TELECOM Bretagne et des universités bretonnes.


<p>Avec plus de</p> <p>300 questionnaires réalisés, OPSIS a pour objectif</p> <p>d'analyser, entre autres :</p> 

<p>La</p> <p>	sociologie du sampling : qui a assisté ? A quoi ? Pourquoi ?</p> <p>	Dans quelles conditions ?</p> 
<p>L'impact</p> <p>	émotionnel et cognitif de l'évènement.</p> 
<p>L'impact</p> <p>	en terme de contenu : en quoi l'exposition au spectacle a modifié</p> <p>	la distance/la proximité du spectateur ?</p> 
<p>L'impact</p> <p>	perçu au niveau social</p> 
<p>L'impact</p> <p>	de la qualité de restitution sur la perception : la</p> <p>	perception évolue en montant dans la qualité de</p> <p>	restitution (qualité perçue et qualité technologique) ?</p> 
<p>Les</p> <p>résultats descriptifs puis l'analyse statistique de l'enquête</p> <p>seront prochainement disponibles sur ce site.</p> <p>Contact : Jocelyne Trémenbert</p> <p><BR></p> <p><BR></p>
		<p>voir aussi sur le site du pôle Images & Réseaux , Dossier de presse Don Giovanni dans tous ses écrans</p></description>
<link>http://marsouin.telecom-bretagne.eu/spip.php?article275</link>
</item>


</channel>
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